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 La prise des cantonnements XYZ d'artillerie Allemands

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"nuts"

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MessageSujet: La prise des cantonnements XYZ d'artillerie Allemands   Sam 12 Sep - 15:40

Le  sergent-major  Harrison  Summers  B/502nd et  les  cantonnements XYZ

Dans  le  civil,  Harrison  était  inspecteur  des  mines.  Le Lt-Colonel "Pat" CASSIDY, Co du 1/502,  lui donna  l'ordre de s'emparer des catonnements référencé XYZ (le point W étant un bâtiment plus proche des batteries de St Martin de Varreville, ou CASSIDY organisa son PC, devenu très vite un poste de secours).  Et  il  partit  aussitôt.  Avec  lui  étaient  15  égarés dont  il  ne  connaissait  rien,  pas  même  le  nom.  Il  marchait.  Les 15  suivaient.  Les  commander  c’était  perdre  son  temps.  Avec  lui, ils  se  faufilèrent  derrière  une  haie.  Puis  Summers  s’élança  tout seul  vers le bâtiment 1 "pour  l’exemple" ou bien pensait 'il que les autres le suivraient; toujours est 'il qu'il attaqua seule les premiers bâtiments.


 

Il y avait huit bâtiments en bordure de la route. Les deux premiers  furent  nettoyés  en  peu  de  temps.


Pendant  que  Summers  s’attaque  au  troisième bâtiment, le  Lt  Brandenberger  de  son  peloton, qui l'avait rejoins,  eut  le  bras  à  demi  arraché  par une  grenade.  Puis  c’est  un  capitaine  de  la  82°  Airborne  qui  est  frappé en  plein  cœur  par  les  Allemands  tirant  des  meurtrières.  Finalement  ce  sera le private John Camien qui  le  soutiendra de  son  tir puis  le  private William Burt  avec  sa cal.30.  Le  dernier bâtiment  à  nettoyer  était  le  mess  des  artilleurs  à  proximité  d’un hangar  et  d’une meule  de  foin.  Burt  provoqua  l’explosion  d’un dépôt  de  munitions  avec  sa  mitrailleuse  et  le  sergent-major  Roy Nickrent posté  derrière un talus,  tira  sept  obus  de  bazooka dans la  toiture  du  mess.  Cinquante  Allemands  affolés  s’enfuirent  sous les  balles.  Il  était  environ  15  h  30.



A  ce  moment  arrivait  sur  la  route  de  Reuville  un  groupe  de 200  parachutistes  avec  le  Lt-colonel  John  Michaelis.  Ce  groupe effectuait  un  ratissage  en  règle récupérant  31  Allemands  terrorisés,  prostrés  dans  les  haies.  Derrière  les  cantonnements,  les  avant-gardes de  la  4°  Dl  progressaient et  chassaient  les soldats qui s’enfuyaient.  D’autres  plus  au  nord,  tombaient  sur  les  barrages  de Swanson  et  Hoggard.  A   16  heures,  le  nettoyage  était  terminé. Summers  s’était  battu  presque  seul  avec  sa  mitraillette  pendant 5  heures,  remplaçant  une  compagnie.  Les  lieutenants  Cooms,  Richards   et  Evers  vinrent   l’appuyer,   Evers   fut  tué  aussitôt.  Le sergent-major Summers allumant une cigarette  ajouta en commentaire  « qu’il  avait  vécu  la  plus  chaude  journée  de  sa  vie  et  qu’il n’était  pas  prêt  à  recommencer !  »  Pour  cette  action,  il  sera  décoré  de  la  DSC.  Environ  50  hommes  étaient  tués  ou  capturés pendant  le  combat   et   plus   de   100   étaient   fauchés  ou  encerclés  tandis   qu’ils   s’enfuyaient.  Nos  pertes   étaient  de   5  tués  et 5  blessés.

Officiellement, Summers a "visité" toutes les maisons ;

Il est seul pour la maison N°1; où il tue 4 allemands
Maisqon 2 : il ne trouve qu'un enfant malade
Maison 3 : il attaque sous couverture de la .30 cal de Pvt William Burt ; il tue 6 allemands
Maison 4 est vide
Bâtiment n°2,3, et 4
Maison 5 ; Summers attaque avec cet capt inconnu de la 82nd qui est tué d'une balle au coeur. Summers entre seul et tue 6 autres allemands dans les différentes pièces de la maison
Bâtiment n°5
John Camien le rejoint pour l'attaque des maisons 6,7 et 8. Ils alternent les rôles, l'un ouvrant les ports d'un coup de pied pendant que l'autre arose l'intérieur avec la Thompson ; résultat des courses : 15 autres cadavres!!
Bâtiment n°8
Maison 9 est la plus grande maison du village. Elle est situé à 200 mètres de la maison 8. Summers charge et trouve 15 allemands attablés en train de casser la croûte comme si de rien n'était. Il les arrose de sa Thompson.

La maison 10 est une grange pleine de munitions. les traçantes de Burt l'ont mise en feu et elle explose de partout. Summers est à présent rejoint par de nombreux troopers.

Maison 11 ; c'est une grande maison à deux étages et les allemands s'y sont barricadés. S/Sergeant Roy Nickrent (1/502) tire au bazooka. Plus de 80 allemands en sortent paniqués et plus de 50 tombent sous le feu croisé des troopers et de soldats de la 4th ID


Il existe une autre version sur cette épisode de la prise des cantonnements XYZ;

En effet le Private Camien avance dans une lettre que Summers est arrivé qu’à partir du bâtiment n°5

Source Gennaker – forum « Carentan Liberty Group » :



Que s'est-il vraiment passé au complexe « XYZ »
Le Cpt. Hugh Roberts, qui est finalement devenu le S-1 du 502 PIR, a été désigné pour enquêter sur les actes de Summers et son groupe le 6 juin au « complexe XYZ » et déterminer ce qui s'est exactement passé lors de cet assaut. Roberts demanda à John Camien de faire un rapport sur ce qui s'est passé ce jour-là, mais avant d'avoir pu l'écrire, Camien fut blessé et évacué vers les USA.
Cependant, peu de temps après la fin de la 2ème guerre mondiale, Roberts reçu une lettre de Camien, écrite après son retour aux USA, et qui racontait précisément les événements du 6 Juin 1944. Les détails qu'il donne au sujet de la prise des quatre premières maisons (bâtiments 1 à 4), sont différents de ce qui a été écrit précédemment. Il est probable que ces détails soient exacts et que les versions précédentes doivent être modifiées. La principale différence dans le récit de Camien réside dans l'affirmation selon laquelle il a nettoyé les quatre premières maisons avec un soldat du 506ème, et que Summers ne l'a rejoint qu'après que la quatrième maison fut nettoyée.

Extrait de la lettre de Camien envoyée à Roberts, datée du 14 Novembre 1945 :
« À environ 4 heures, le 6 Juin, Teddy Kaus, Peter Carroll et moi-même rencontrèrent par hasard le Lt. Brandenburger, le Sgt. Summers, Hester, Linaberg, Brothers et Belinski. En outre environ 8 hommes que l'on ne connaissait pas se joignirent à nous, près de Foucarville.
Nous suivîmes la route de Mézières, et après êtres arrivés à un croisement juste à l'extérieur de la ville, nous mîmes en place un barrage routier. Nous ne sommes pas restés à ce croisement très longtemps car nous avons reçu des tirs de snipers. Un des troopers du 506ème et moi nous sommes avancés en éclaireurs pendant que le reste des gars nous couvraient depuis l'arrière.
Nous tuâmes trois Allemands dans la première maison. De là, nous sommes allés à la deuxième maison, aucun tir ne provenait de cette dernière mais nous avons fait deux prisonniers et avons tué quatre allemands qui dormaient en lançant deux grenades. La maison suivante était vide, nous sommes donc allés à la prochaine maison où je suis monté à l'étage. Le gars du 506ème est quant à lui descendit à la cave. Je tuai un Allemand et au même moment j'entendis quelqu'un courir dans l'escalier du grenier. Je m'y suis rendu et ai fait prisonnier un officier allemand. Pendant que j'étais là-haut, le gars du 506ème tua un soldat allemand et fut tué à son tour par une balle de P 38. Leurs tirs avaient dus êtres simultanés. J'ai remis l'officier allemand prisonnier au Lt. Brandenburger et le Sgt. Summers m'a suivi dans la maison suivante. Dans le bâtiment
n°5, une jeune fille française nous indiqua que cinq allemands se cachaient dans les toilettes. Je tirai une rafale de mitraillette dans la porte et entendis un cri ; la porte s'ouvrit et un soldat allemand tomba mort sur ​​le plancher. Un autre essaya de s'enfuir en courant dans l'escalier. Le Sgt. Summers lui tira dessus et le tua. Il y avait encore trois hommes dans cette pièce que je gardai en joue avec ma mitraillette. Je les ai également remis au lieutenant-Brandenburger.
A partir de ce moment là, le Sgt. Summers et moi-même nettoyâmes les 4 ou 5 maisons suivantes, faisant environ 7 ou 8 prisonniers, et tuant environ 10 allemands. Nous venions de terminer de nettoyer le groupe de maisons. Le dernier bâtiment semblait être une caserne allemande, car nous avons essuyés quelques tirs d'armes lourdes. Le Lt. Brandenburger déploya tous ses hommes autour du bâtiment. Des échanges violents, avec un feu nourri eurent lieu entre les allemands et nous-même. Cela a continué pendant environ une heure. Puis le lieutenant-Brandenburger me renvoya au croisement à l'entrée de la ville pour aller chercher des bazookas et des mortiers. En chemin, je suis tombé sur Lt. (Homer) Combs et accompagné de quelques hommes et les ai emmenés avec moi. À notre retour, nous avons reglé les tirs de mortier et de bazooka sur la maison qui a finalement pris feu. Aucun des allemands n'a survécu. Au cours de cette action, le Lt. Brandenburger a été grièvement blessé au bras. Delbert Linaberg a été tué et un autre gars a été grièvement blessé à la poitrine. Après ça, nous sommes retournés dans le secteur de nos compagnie respective et avons creusé notre foxhole. »

Bien que Camien n'a pas été en mesure d'évaluer précisément combien Summers a tué d'allemands dans les bâtiments 6 à 9, son chiffre de dix tués est surement l'estimation du nombre d'allemands qu'ils ont tués tout les deux. Le bâtiment n°9 est une longue maison à deux étages, qui à ce jour est occupé par Madame le maire de Saint-Martin de Varreville et sa famille. Dans ce bâtiment, Summers aurait abattu 15 allemands qui étaient en train de prendre leur petit-déjeuner. Camien n'ayant pas été témoin de cette action, il ne la mentionne pas dans son récit. En visitant la maison aujourd'hui, on apprend que l'on accède à l'ancien réfectoire des allemands en passant par trois chambres à gauche de l'entrée principale. Dans son livre « D-Day », Stephen Ambrose écrit : « Il y avait deux bâtiments, Summers attaqua le premier ; il donna un coup de pied dans la porte et vu une scène improbable. Quinze artilleurs allemands étaient assis à table, en train de déjeuner...Summers tira immédiatement sur eux... »
Si Summers avait ouvert la porte d'un coup de pied, il aurait dû traverser trois chambres sur la gauche, avant de voir ces allemands. Après-guerre, un incendie détruisit une grande partie de la salle à manger. Jusqu'à récemment, les impacts de balles pouvaient être vus sur la cheminée en pierre, mais vers la fin des années 1990, elle fut reconstruite, il n'en reste donc aucune trace.
Le bâtiment 10 était un hangar de stockage, qui a brûlé, et a depuis été remplacé par une petite structure en pierre. Le nombre de soldats ennemis qui venaient du bâtiment n ° 10 et qui ont été tués est entièrement discutable.
Le bâtiment 11 était une grande grange en pierre à deux étages, qui était utilisée comme caserne par les allemands. Ce bâtiment a été en grande partie détruit par l'incendie provoqué par les tirs de bazooka du Sgt. Nickrent Roy de l'HQ/1 502 PIR. Le bâtiment a été reconstruit au même endroit, dans la même taille et la même configuration. S.L.A. Marshall affirme que beaucoup d'allemands ont été délogés du bâtiment 11 après l'incendie et que près de 50 ont été fauchés. Avec les nombreux américains qui tiraient sur eux, il n'existe aucun moyen de savoir combien ont été tués par Summers.
Les autres Allemands, qui ont fuit à l'ouest, ont été abattus ou capturés par les troupes de Mike Michaelis, qui se déplaçaient vers « l'objectif W » de la route Reuville.
Après-guerre, de nombreux efforts ont été fournis, y compris par l'historien S.L.A. Marshall, pour que Summers puisse obtenir la Congressional Medal of Honor au lieu de la Distinguished Service Cross qui lui avait été décernée ; il est incertain que le témoignage de Camien était connu ou admis en tant que preuve à ce moment-là. Dans son livre « Night Drop », Marshall donne le nom de Camien comme « Camin », ce qui suggère qu'il n'a jamais interrogé Camien personnellement. Le témoignage de Camien clarifie et donne peut-être une nouvelle perspective à cette assaut du complexe « XYZ » lors du D-Day. Au moment où la lettre de Camien fut réceptionnée par Roberts, la décision d'attribuer la Distinguished Service Cross à Summers avait déjà été prise. Après-tout, cette attribution était peut-être justifiée. Le nombre d'allemands tués par Summers lors du D-Day est peut-être inférieur à ce que l'on croit. Il faut aussi considérer le fait que dans la dernière partie de « Rendez-vous with destiny » (Livre officiel de l'histoire de la 101ème AB), là où sont listées les décorations attribuées au troopers, que ni le nom de John Camien, ni celui de Wiliam Burt ne sont listés. Si ils furent décorés pour leurs actions lors du D-Day, ils n'ont donc reçu pas plus qu'une Bronze Star Medal.



Note de l'auteur : Dans les témoignages précédents, il était précisé que le S/Sgt. Summers avait amorcé l'attaque sur « l'objectif XYZ » et personnellement nettoyé les quatre premières maisons. Dans le témoignage de Camien, il est indiqué que Summers ne rejoignit l'action qu'à partir du 5ème bâtiment. À ce stade, S.L.A. Marshall nous indique qu'un capitaine de la 82nd AB fut tué pendant qu'il courait en terrain découvert vers l'entrée du bâtiment n° 5. Le témoignage de Camien ne fait aucune mention de ce soldat de la 82ème. Dans son livre « D-Day », Stephen Ambrose décrit cet officier comme « Un capitaine inconnu de la 101e, parachuté au mauvais endroit ». Camien et Summers furent rejoints par William Burt, qui leur fournit un tir d'appui depuis le fossé au bord de la route, en utilisant une mitrailleuse légère. Burt fut tué plus tard durant la guerre.

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Dernière édition par "nuts" le Sam 12 Sep - 16:05, édité 1 fois
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Philippe
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MessageSujet: Re: La prise des cantonnements XYZ d'artillerie Allemands   Sam 12 Sep - 16:02

Post très intéressant Michel , merci.

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Gennaker

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MessageSujet: Re: La prise des cantonnements XYZ d'artillerie Allemands   Sam 12 Sep - 16:51

John Camien

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alain



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MessageSujet: Re: La prise des cantonnements XYZ d'artillerie Allemands   Sam 12 Sep - 16:53

sujet très intéressant
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MessageSujet: Re: La prise des cantonnements XYZ d'artillerie Allemands   

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